Greenpeace & love

Nouveau coup d’éclat en ce mois de décembre pour Greenpeace qui prend part au débat des prochaines élections présidentielles françaises. Avec une campagne choc, parodiant Les Simpson, l’antenne française de l’ONG s’insurge de la place qu’occuperont les questions environnementales dans les discussions politiques actuelles. En clin d’œil à la prédiction de l’épisode 17 de la 11ème saison (en 2000) de la série où Donald Trump quittait la maison blanche, Greenpeace essaye de prédire le contenu du débat présidentiel français.

Greenpeace n’est pas à son premier coup d’essai, et c’est même une référence en la matière. C’est leur signature, leur patte, l’ONG excelle dans l’art du détournement et de la parodie. Du spot publicitaire aux séquences cinématographiques, elle surfe sur la notoriété des marques et des films pour alerter l’opinion sur les sujets environnementaux. Au-delà de la sensibilisation liée au réchauffement climatique et la protection de l’environnement, l’ONG n’hésite pas à taper sur les entreprises qu’elle considère peu soucieuse des causes qu’elle défend. En s’attaquant à des publicités populaires et plébiscités par l’audience, Greenpeace démonte, parfois violemment, l’image verte que cherche à véhiculer les entreprises, une pratique appelée greenwashing.
Son arme principale ? L’humour. Sur un ton décalé d’une redoutable efficacité, Greenpeace arrive à interpeller massivement. En détournant des moments fort du cinéma ou de la publicité, il se créé un phénomène d’adhésion lié à l’affect que nous portons aux séquences originales. Le meilleur exemple est le générique d’introduction du Roi Lion où l’ONG retire tous les animaux, disparus pour dénoncer le braconnage. Cette illustration n’en est qu’une parmi tant d’autres et Greenpeace dispose d’une importante matière créative pour faire passer varier le message. Voici quelques autres exemples de même nature.

 

Winter is not coming (2015) LEGO

Everything is NOT awesome (2014)

VM : The Dark Side (2011)

Relayé via des campagnes d’affichages et vidéos, l’ONG varie les supports et les actions pour se créer une place d’influenceur et par la même occasion jouer le rôle de joyeux trublions pour les entreprises. Et pour réussir, Greenpeace met le paquet. En France, sur 17,96 millions d’euros de dons (1), Greenpeace en dédie 6,5 millions d’euros à ses actions, comprenant les campagnes de communication, soit plus de 35% de l’enveloppe totale. La bataille est avant tout digitale, l’ONG a compris la pertinence et investi très tôt les réseaux sociaux comme un outil de relai d’opinion où tout internaute peut devenir ambassadeur de ses valeurs. Et elle compte aller encore plus loin sur ce chemin. « Pour démultiplier l’impact de nos messages et diffuser notre expertise, nous avons identifié le besoin de constituer un groupe de cyberactivistes », commente Alexis Chaillous, responsable du pôle digital à Greenpeace France (2). Impertinence et réactivité, tels sont les fondamentaux de Greenpeace pour assoir une parole forte.

Sources :

(1) – Greenpeace, rapport financier 2015, http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266635/RF_GP_2015_DEF.pdf
(2) – Webmarketing, Communication digitale et ONG : le cas Greenpeace – 22 août 2016 – http://www.webmarketing-com.com/2016/08/22/50063-communication-digitale-ong-cas-greenpeace

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