Dans la peau d’une marque

Qu’il est complexe d’être une marque de nos jours. Nous sommes près de 1 200 000 en France, j’en suis une parmi tant d’autres, difficile donc de tirer mon épingle du jeu. On dit de moi qu’il faut que je sois identifiable, mémorisable et déclinable. Je dois réussir ce savant mélange de fédérer en interne et de me faire connaître à l’extérieur.
L’évolution rapide des nouvelles technologies m’impose une adaptation permanente à la diversité de consommation. Je m’y fais non sans difficultés. Je tâtonne, j’expérimente pour trouver une cohérence à toutes mes actions, pour intéresser mes cibles. Étonnant d’ailleurs comme dénomination que celle de « cibles » pour parler du public. Pourtant, je ne suis pas militaire. Même si on essaye de temps en temps de m’abattre, je m’efforce simplement de tracer ma route.
Jamais je n’ai autant été exposé. Je gère ma réputation comme lait sur le feu. Il m’arrive d’observer mes consœurs dans la tourmente et faisant l’objet de vives contestations, parfois à tort et parfois à raison. Comme une maladie virale, ces crises peuvent, dans certains cas, être fatales. Mais bon je relativise, quand je regarde autour de moi certaines ont plus de 100 ans, sans pour autant avoir un pris un coup de vieux. C’est vrai ce que l’on dit, la jeunesse c’est dans la tête.
Je m’efforce donc de poursuivre ma route, en étant fidèle à mes valeurs, fière de mon ADN. Je capitalise sur mon histoire, j’entretiens une culture auprès de ceux qui me suivent. Car c’est ma principale raison d’être. Et comme tout un chacun ce que je souhaite le plus au monde, c’est être unique.

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