Le communiquant, cet alchimiste de l’entreprise

Au moment où le métier de communiquant est confronté à une profonde mutation tant sur le plan opérationnel que stratégique, il est une qualité fondamentale qui doit continuer à le guider. De la même manière façon que l’explorateur dispose de sa boussole, le communiquant lui doit cultiver sa capacité à inspirer. Attention, on ne parle pas ici de ses performances pour brasser de l’air comme il peut en être injustement la cible. On parle de sa capacité pour construire, diffuser et défendre une vision.

La communication est une des rares fonctions de l’entreprise qui se construit par la compilation des enjeux de tous les services de l’entreprise et passe par une compréhension fine de tous les métiers. Par cette transversalité, le communiquant traduit les besoins individuels de chacun en un projet d’entreprise. Et quel est le meilleur moyen d’y faire adhérer ? Par l’inclusion. Ce n’est pas une nouveauté, on va plus loin si on y va ensemble que si on y va tout seul. Et pour aller loin en groupe, il faut qu’une vision claire soit formulée dès le départ pour susciter l’adhésion du projet et donc la motivation des membres.

On entend par inspiration un « mouvement intérieur, une impulsion qui porte à faire, à suggérer ou à conseiller quelque action » (source Larousse). L’essentiel est dit dans cette simple définition : faire agir et défendre. C’est particulièrement vrai en interne. Le sentiment d’appartenance est un puissant facteur de motivation et d’émulation. Il s’obtient, d’une part par l’intégration que le collaborateur peut avoir dans son équipe, et d’autre part dans les valeurs et la vision que l’entreprise reflète. Le communicant a donc un rôle central sur ce second point puisqu’il est le gardien de l’image de l’entreprise à l’externe comme en interne (avec les RH).

En plus d’une vision claire, la force d’inspiration du communiquant réside dans sa pédagogie des actions de l’entreprise. Autrement dit : donner du sens. Expliquer et défendre sa démarche et celle des autres pour y faire adhérer. La qualité d’écoute est donc au cœur de sa capacité à inspirer puisque c’est par le dialogue et la synthèse des apports de chacun qu’il guide ses actions. Comme l’a exposé Hervé Monier dans un billet dédié sur le sujet, l’art de la communication réside dans « une parfaite compréhension des enjeux, des attentes et rôles des différentes parties prenantes, mais également des éléments de contexte (…) pour bien communiquer ».

Qu’on se le dise, la valeur ajoutée de la communication ne consiste pas à alimenter des posts sur Twitter ou Facebook, mais bel et bien à manier, à décrypter et à transformer les multiples réalités de l’entreprise, parfois complexes, pour restituer une représentation homogène et unique, sans la dénaturer. C’est en quelque sorte une façon de changer le plomb en or.

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